Mots de l’être : la racine hébraïque

Avant-propos :

Lors de la lecture de ce livre, je me suis permis de prendre des notes à propos des mots qui m’ont le plus marqué et qui avaient le plus de sens pour moi.

Je tenais à vous partager ci-dessous le résumé de mes notes.
Cette liste est donc non-exhaustive et je vous recommande fortement ce merveilleux ouvrage ☼

Bonne lecture 😀 !

Lettre A

— Aider (associé au verbe Semer) –
C’est aider une graine à germer. C’est l’enfouir dans le sol, lui apporter les soins nécessaires à sa croissance. Il est important de choisir le bon moment.

Quand le sol, quand la graine est prête. Ni trop tôt, ni trop tard. La mesure est nécessaire : ni trop peu, ni de trop (eau, soleil, etc…).
Trop de soleil la fait brûler et s’il n’y en a pas assez, elle pourrit. Le seul besoin de la graine est de croître.

Aider, c’est apporter à un moment précis ce qui manquait à sa croissance. Pour bien semer/s’aimer, cela passe d’abord par soi. Cultiver son jardin intérieur, être graine et semeur à la fois, être aidant/aidé, tour à tour. Voilà ce qui fait jaillir l’ Amour.

— Amasser (trésor, matériel) —
La sagesse nous dit que la terre est un trésor qui contient toutes les richesses naturelles qui nous ont permises de nous chauffer, nous éclairer, nous industrialiser, nous nourrir.

Cependant, les trésors que l’âme est venue chercher sont les expériences et les enseignements, pas des biens matériels.

— Amen
Amen signifie « je crois » ou « j’ai confiance ».
La Foi est un choix et elle n’a de valeur que si elle provient de la volonté et du libre arbitre de la personne. Quoi qu’il arrive et selon notre choix, Dieu dira « Amen ».
On peut acquérir la confiance en Dieu par un entrainement et donc, par une volonté.

— Autonomie ( os – authenticité – force) —
Construire une autonomie véritable prend du temps. Ce n’est que progressivement que l’on devient indépendant. Mais si le parcours de l’authenticité peut paraître long, il peut se faire à n’importe quel moment de sa vie.

L’hébreux nous dit : « On ne devient pas seulement autonome quand on devient soi-même ». L’autonomie (marche vers la liberté) est inscrite dans l’essence même de la nature humaine à travers nos os, notre moelle osseuse. L’autonomie est notre essence, ce qu’il y a d’essentiel (essence du ciel). C’est le but de tout individu.
C’est notre source de puissance en tant qu’être véritable, qu’être libre.

— Avancer sur les flots —
Quand nous avons développé assez de confiance en ce fleuve de la vie, nous remarquons des indices, des signaux. Nous savons « lâcher-prise » et laisser le courant nous porter là où nous serons le mieux.

Mais si la confiance nous manque ou que la peur nous domine, nous nous « accrochons » alors aux rochers, tentons de monter dans une autre barque et nous perdons de vue ces signaux qui nous étaient réservés.

Quel dommage ! Nous avons tant à y perdre…
Le fleuve de la vie est une harmonie, un vrai concert auquel on nous invite à participer.
Nous devons mener notre propre barque, en devenir le responsable et apporter ainsi notre voix à la symphonie du Grand Fleuve. Apporter cette note merveilleuse dont nous sommes l’unique détendeur.

Avoir
Ce verbe n’existe pas dans la langue hébraïque.
Rien ne nous appartient, nous n’en sommes que les dépositaires.
Tout nous est confié, attribué.

Quand aux êtres vivants (enfants), nous avons à en prendre soin, mais ils ne nous appartiennent pas, ils ne sont pas notre propriété.

Lettre B

— Bateau —
Dans l’imaginaire, le bateau représente l’individu, la personne.
L’eau sur lequel se trouve le bateau représente l’élément vital, maternel sur lequel nous nous sommes construit.

— Beauté —
Selon les maîtres, observer la création et s’éveiller à la beauté de la nature permet de s’en rapprocher.
En hébreux, le mot « beauté » signifie « bouche de Dieu ».
Ce qui est beau, est l’expression de la bouche du divin.

— Bourgeonnement (Confusion, Printemps) —
La confusion ne devrait pas nous faire peur car la phase de chaos est un état nécessaire à la préparation du cœur. A la suite de ces confusions, de ces bouleversements arrive le printemps avec ses promesses, ses bourgeons et sa plus belle floraison.

— But (pluie) —
L’homme appartient à un ensemble qui est la nature, la planète.
Si sa conduite est « démesurée », il perturbe cet ensemble.
On nous invite à agir de façon juste afin de vivre en harmonie avec la nature.

Lettre C

— Chance (endroit, moment) —
Selon l’hébreux, être au bon endroit au bon moment ne suffit pas.
Il est nécessaire d’agir selon notre intuition et notre expérience. Si toutes nos actions n’aboutissent pas, ce n’est pas une raison de rester passif.

— Changer (humain, haïr, élever) —
L’ hébreu nous apprend que l’être humain est une créature liée à la transformation, au changement. Le bouddhisme enseigne que « Haïr », c’est alimenter en énergie et en vitalité, jours et nuits, l’objet de notre haine.

Si la haine nous abaisse, en la transformant, nous pouvons nous élever et devenir de plus en plus humain. Changer le négatif en positif, passer de l’ombre à la lumière, de la haine à l’amour, c’est tendre vers plus d’humanité. C’est la force propre et unique à l’être humain.

Bonus :
Il existe les Q.I (quotient intellectuel) , le « Q.E » (quotient émotionnel ») mais également le « Q.C » (Quotient de changement). Celui-ci mesure la capacité d’un individu à accepter le changement tant sur le plan personnel que professionnel. Il teste la souplesse, la capacité de mouvement, la curiosité et le courage de l’individu.

Or, à la différence du Q.I, la capacité à épouser le changement peut s’acquérir, s’apprendre

— Chercher (Explorer, rendre chauve, frotter, mélanger, prendre de la distance) —
Avant de chercher, il faut faire table rase de l’ancien savoir, dégarnir, nettoyer les anciennes idées. Une fois de nouvelles idées obtenues, il faudra les mélanger, les préparer (comme en cuisine).
Essayer plusieurs combinaisons, associations, confronter les idées.
Ensuite, il faudra prendre du recul afin d’avoir une vue d’ensemble. Cela peut se résumer en 4 points :
-> Dégarnir, Affiner, Élaborer, S’éloigner

Tout cela ne permet pas une recherche réussie mais plutôt une recherche transparente et honnête.

Pour l’hébreu, le mot « glace » et « chauve » signifie la même chose car l’un comme l’autre, rien n’y pousse.

— Choisir (élargir, détruire, fuir, relier) —
L’ absence de choix nous met dans une impasse, à l’étroit et paradoxalement, un choix large cause lui aussi un embarras. Heureusement, une fois choisi, cela apporte un soulagement, une nouvelle ouverture.
Nous pouvons à tout moment décider d’ouvrir notre regard sur un éventail de choix possibles ou de nous restreindre à un seul choix. Plus notre vision est large et plus nos choix tendent à être justes.

La peur de choisir, de souffrir ou des responsabilités peut amener quelques fois à fuir.
Ne pas exprimer son choix, ne dire ni oui ni non est aussi une forme de fuite.
Fuir ou Assumer ? Construire ou Détruire ? Nos sentiments, nos relations, nos problèmes, etc…

Le choix fondamental est celui de choisir ce qui est bon pour nous mais aussi pour l’ensemble auquel nous sommes reliés (la nature, la planète, etc…) , sous peine de le détruire ou de s’en exclure.

Seul l’être humain crée à l’image de Dieu possède ce pouvoir du choix : celui d’œuvrer pour le bien ou pour le mal. La conscience de disposer d’un libre arbitre n’est pas innée, elle se découvre, s’élargit et s’affute comme une épée.

— Confiance (foi, s’exprimer, refuser) —
La confiance n’est pas donnée gratuitement, cela nécessite un contrat.
Il est nécessaire que j’exprime à haute voix mon accord ou mon refus. La confiance
ne s’installe que si les choses sont dites d’un côté comme de l’autre dans un discours clair. Chacun est invité à dire de vive voix ce qu’il est prêt à accepter/refuser ainsi que les limites à ne pas dépasser.

La confiance ne se force pas. Elle se donne plus facilement lorsqu’on est conscient de notre liberté, de notre choix d’accepter ou de refuser. Durant l’enfance, le refus est important et permet de développer son identité, permet de s’affirmer. La maturité quand a elle, propose de laisser un peu plus de place à la confiance.

Oser dire oui ou non est un entrainement pour développer sa confiance en soi. Rien n’est plus libérateur que de pouvoir donner sa confiance et de la recueillir.

— Créer (santé, expliquer, membre du corps —
Le mot « santé » vivent de la même racine que le mot « création » car la santé de la nature, de la création divine est liée à notre propre santé qui est, aujourd’hui, menacée.
Nous avons oublié que nous faisons partie de cette création, nous les êtres humains.

-> Adam et la terre : Adam (terrien) représente le principe masculin et la Terre-mère représente le principe féminin. Ce tandem est très important !
D’après son nom, il incombe à ADAM de veiller sur la santé et l’équilibre de la terre.
D’après la bible, Adam fut placé dans le jardin d’Eden pour le « soigner » et le « cultiver ».
Peut-être que cette responsabilité nous rapprocherais de l’être humain véritable.

— Crise (briser, nourrir, bonne nouvelle) —
La crise est un signe annonciateur de changement, de croissance.
Nous avons du mal à l’admettre car cela nous fait mal, c’est une phase douloureuse.
Pourtant, le poussin doit bien casser sa coquille de l’intérieur pour sortir de l’œuf.
De même en est-il pour le germe qui doit pousser la terre pour voir le soleil, ou encore pour le papillon de sortir de sa chrysalide.

Ni l’âme humaine, ni la nature ne connaissent d’évolutions tranquilles. Selon le regard que nous portons sur cette crise, ce vent du désert peut nous abîmer, nous prendre dans sa tempête de sable ou sécher nos plaies et cicatriser notre âme.

N’ayons pas peur des crises (ni de rien d’autre d’ailleurs ! ), elles sont une opportunité a saisir car elle apportent un changement. Si nous en comprenons le sens, elle sera annonciatrice de bonne nouvelle.

Bonus :
Isis subit une crise, elle doit retrouver les parties manquantes d’Osiris. Quant à nous, notre chemin spirituel dans la vie commence souvent par une crise (NdT : jeu de mot intraduisible : Crisis (crise en anglais) et « Cry-Isis » (Pleure Isis en anglais)).

Nos désillusions et notre souffrance peuvent constituer les premiers pas nous amenant à notre quête spirituelle.
Sources -> http://www.cagou.com/blog/les-secrets-du-mythe-disis-et-marie-madeleine/

Lettre D

— Demander (écouter, nourrir) —
Demander et écouter sont des actes complémentaires permettant d’instaurer un dialogue, une communication. Si l’on écoute la demande, celui qui la formulée aura de la reconnaissance. En revanche, cela peut-être vu comme un refus.
La crainte du refus ou de se sentir rejeté peut nous conduire à ne plus demander ni à exprimer nos désirs et à couper tout dialogue avec nos besoins.

En négligeant ou en sollicitant ces demandes (les nôtre ou celles des autres), nous risquons de nous affaiblir, de tomber malade.
S’intéresser à ses envies c’est être en vie (envie).

Selon l’hébreu, la récompense n’est pas dans l’obtention d’un bien ou d’un service lié à la demande mais plutôt dans l’écoute, car celle-ci nous permet de nous sentir vivant, d’exister.

-> Demander à l’invisible :
Même si Dieu connait le fond de notre coeur, il est nécessaire de lui faire des demandes. Qu’elles soient écrites, murmurées ou priées, que cela soit par Dieu, les anges ou l’Univers, celles-ci ont du sens, car elles nous permettent de nous poser la question de ce qu’il nous manque.

Reconnaitre ses vides, ses lacunes est signe d’humilité.
De plus, le respect du libre arbitre étant absolu, il faut émettre la demande et donc, donner la permission pour qu’une force extérieure puisse agir en notre faveur.
Une fois la demande formulée, émise, il est nécessaire d’être à l’écoute des réponses, de percevoir les signes en lien avec cette demande.

— Déprimer (bloquer, percer, obstacle, lèpre, tyranniser) —
Lorsqu’on déprime, tout effort nous semble insurmontable. On se sent confus, bloqué par une multitude d’obstacles et l’on se sent honteux comme si l’on avait contracté la lèpre. De plus, l’entourage a peur du déprimé comme s’il était contagieux. La dépression exerce une pression tyrannique, un poids qui nous écrase et nous prive de liberté. On a l’impression d’être au fond du trou.

Pour en sortir, il est nécessaire de pouvoir percer ce canal de communication avec nous-même et/ou avec les autres qui est obstrué par tant d’émotions. Il est nécessaire de le vider, de le nettoyer.

Oser demander de l’aide signale le début du processus de guérison. Reconnaitre que l’on déprime est une bonne solution pour en sortir. Une fois sorti, nous avons un nouveau regard sur la vie, sur toutes les possibilités et ses richesses.

— Désirer (durcir, fixer, jouer, rire) —
Le désir, l’envie, c’est ce qui nous retient attaché à la vie.
Le manque d’envies est un mauvais signe, une menace de la vie. Certes, il est nécessaire de parfois se durcir, être insensible pour ne pas succomber au désir mais comme tout excès, en étant trop exigeant, on fini par être usé, broyé.

La vie est un jeu et lorsqu’on prend du plaisir à s’amuser on souris et parfois on rigole.
Ce que le désir propose, c’est un chemin vers le plaisir (pas le bonheur).
Nos envies sont les anneaux qui nous attachent au grand jeu de la vie.

— Devoir — Pouvoir
Le verbe « devoir » et « pouvoir » on la même racine hébraïque.
En disant « je dois » ou « il faut » , nous créons un espace étroit où l’on se sent opprimé par l’absence de choix, de possibilités, de liberté. De plus, si l’on accompli pas ce que l’on devait faire, nous ressentons de la culpabilité.

La solution serait donc je dire « JE PEUX » ou « JE CHOISIS » car ainsi, le cerveau enregistre un message positif et constructif. Cela permet de faire disparaître les angoisses, la culpabilité et de ramener de l’énergie de respiration et de joie.

La vie en société ne peut exister sans contrainte mais nous sommes libres de choisir notre mode de pensée. La marque de notre nature humaine et divine à la fois, est notre capacité à choisir ne serait-ce qu’un mot à la place d’un autre.

Bonus : Interprétation personnelle.
Quand nous disons « je dois » : j’ai l’image d’un dictateur qui pointe « du doigt » la tâche à effectuer. J’ai l’impression d’agir comme un esclave et non comme un être libre. Qu’importe celle-ci, qu’elle m’enchante ou pas, le seul fait d’entendre ce « je dois » annihile toute volonté de réaliser la tâche en question.

Cela vaut également pour le mot « Il faut« . J’ai l’image d’une « FAUX » qui fauche le blé avant qu’il ne soit arrivé à maturité. On me coupe l’herbe sous le pied, je perds pied, je n’ai plus de stabilité ni d’envie de répondre favorablement à la demande.

— Douleur (peine, père, l’enseignement de soi) —
Le rôle du père est le même que celui de la douleur, c’est à dire, de nous protéger, de nous alerter, d’attirer notre attention sur ce qui fait mal et qui demande à être soigné.
La peine et la souffrance morale nous fait accuser très souvent « les autres ».

Cependant les autres ne peuvent nous toucher qu’à l’endroit où nous avons déjà une blessure, une ancienne souffrance non reconnue. Un proverbe latin dit ceci :
« le sel que l’on te jette ne peut te faire de mal que là où tu as des plaies ouvertes ».

La douleur nous invite à tirer un enseignement – qui est à rechercher en nous – afin de guérir la blessure ressentie.
Le rôle de la douleur est de nous recentrer sur nous-mêmes. Trouver ce que nous avons de plus unique et de plus spécifique en nous : l’Unité.
Toute prise de conscience sur notre façon d’être unique est probablement accompagnée de souffrances et de peines liées au changement . La douleur est une aide pour nous recentrer sur l’essentiel : notre véritable identité.

Lettre E

— Echouer —
L’échec est lié à la notion d’instruction, d’enseignement. Nous pouvons soit nous décourager, soit tirer profit de l’échec pour qu’il devienne une source d’expériences et de nouvelles richesses. Soit on en fait un ennemi, une peur ou bien on en fait notre ami, notre allié pour s’instruire, rebondir et grandir.

« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprend » – Nelson Mandela

— Eprouver des émotions —
Dans la langue hébraïque, les mots « émotions » et « sentiments » sont liés aux mots « tumultueux, houleux ». Nous pouvons voir les émotions comme des vagues déferlantes, débordantes.

Dans la sagesse chinoise et bouddhique, elles sont représentées par l’eau pour leur fluidité et leur capacité de transformation (gazeux, vapeur, liquide, solide).
Bloquer ses émotions gèle l’eau et la transforme en glace (état solide).
Les émotions sont porteuses de messages, de signes qui touchent notre entourage afin de nous en rapprocher ou de nous en éloigner.

L’amour et la joie ont un effet d’attraction alors que la haine et la colère ont un effet de répulsion. Les émotions ne disparaissent pas. Elles s’agrippent comme du lierre sur un arbre. Elles restent tapies au fond de nous en attendant une occasion pour s’échapper.
A force de les enfouir en nous, elles deviennent des lianes qui nous ligotent, nous étouffent.

En revanche, le fait d’accueillir ses émotions, de les reconnaître et de les exprimer sans danger, permet de grimper, de grandir, de prendre de la hauteur comme le ferait une plante vers la lumière.

Les émotions sont à la fois un pont qui relie les êtres et des énergies qui circulent dans une sens comme dans l’autre : de soi vers l’extérieur ou inversément.
Lorsqu’on reste stoïque, on dit que la personne a « coupé les ponts ».

Pour les alchimistes, une émotion est une énergie. Son seul but est d’être exprimée soit de façon thermique ou dynamique (mouvement). Il est inutile de recherche la cause, la racine de l’émotion, il faut simplement la sortir, l’exprimer, la diffuser.

Equilibrer (oreille, équilibre) —
Le lien entre l’oreille et l’équilibre est facile à comprendre vu que le centre de l’équilibre se situe dans notre oreille interne. C’est grâce à ce mécanisme que nous sommes capable de tenir debout.

Lorsque celui-ci est altéré, nous subissons des pertes d’équilibre, des vertiges. N’écouter que sa voix intérieure risque de nous couper des autres, de nous isoler. Nous recherchons l’équilibre et donc, il est important aussi d’être à l’écoute du monde extérieur.

L’équilibre, c’est savoir tenir compte de sa voix intérieure ainsi que de celle de notre entourage.

— Être capable (outil, pouvoir, calibrer, ajuster ) —
L’hébreu nous dit que nous sommes des outils de par les actes que nous faisons :
Ceux-ci peuvent servir ou desservir. Comment ajuster notre outil pour le rendre apte au service ? Si nous sommes réceptifs, nous sommes capable de recevoir les intuitions (voix interne) qui guident au mieux notre action et nous rendent alors plus effectif, car nous avons accepté une aide pour agir.

Nos véritables capacités se révèlent très probablement lorsque nous sommes à la fois ajustés et réceptifs : prêts à reconnaître notre juste place dans l’univers et prêt à nous ouvrir, à être des récipients, des coupes prêtes à recevoir l’aide.

L’être humain à tous les « pouvoirs », il est capable du pire comme du meilleur de part son libre arbitre. Mais ses capacités n’ont de sens que s’il reconnait sa place dans l’Univers du Tout-Puissant, qu’il reconnaisse qu’il existe une entité supérieure à lui-même et avec laquelle il cocrée sa vie.
Cette reconnaissance le préserve de l’orgueil, de l’aveuglement, de l’inconscience.

— Être un chef —
Le rôle de leader exige honnêteté, clarté, transparence.
Sa première mission est d’assurer protection à ses hommes par une conduite irréprochable. Son rôle est d’instruire ses hommes et de montrer le chemin.
Un véritable chef est celui qui n’a pas été à la recherche du pouvoir, mais qui s’est montré digne de confiance par sa conduite, sa clairvoyance, sa faculté de protection et à accomplir ses devoirs.

— Être —
Ce verbe n’existe pas au présent dans la langue hébraïque.
Ce vide est peut-être une invitation à vivre le présent en toute liberté, loin de toute identité, étiquette, mot.
Le présent est le moment entre le passé (à dépasser) et le futur (inaccessible) où nous pouvons exercer notre libre arbitre.

— Être muet (violent, plein) —
Lorsqu’on est rempli de paroles, de non-dits car nous sommes incapable de les exprimer, c’est là que la violence apparait. Celui qui n’a pas la capacité ou l’occasion de s’exprimer risque à un moment ou à un autre de déborder, car trop plein d’ « interdit ».

Le remède est de parler, de vider son cœur, son sac pour retrouver la sérénité.
Le tout sans violence, car l’agressivité provoque à son tour, le mutisme.

La peur et la violence font que l’on se tait et nous voilà dans un cercle vicieux :
violence, peur, mutisme, violence, etc..

La violence disparaît quand les hommes apprennent à dialoguer à s’exprimer avec sincérité, égard et respect.

— Eternel —
Le seul qui a été, est et sera est Dieu, l’Eternel.
Une manière de s’attacher à lui est de vivre pleinement et intensément l’instant qui nous est donné de vivre : le présent.

Lettre F

— Fleurir, s’épanouir (éclore, planer, creuser, hiberner) —
Comme la plante, l’homme a besoin de s’enraciner, de creuser, de rechercher ses racines, de les approfondir et les développer.
De plus, elle a besoin de respecter les saisons et de prendre son temps (préparer l’hiver pour fleurir au printemps). En hiver, elle hiberne et retrouve le calme, la paix intérieure en vue de son éclosion.

Fleurir, c’est planer tout en étant enraciné nous dit l’hébreu.
C’est être la tête dans les étoiles tout en gardant les pieds sur terre. L’homme s’épanouit lorsqu’il s’ouvre pour aimer. Il fleurit lorsqu’il éclot pour semer des graines d’amour.

— Fleur —
Elle enchantent notre vue, séduisent par leurs senteurs et sont un maillon primordial dans la reproduction de tous les fruits. C’est grâce aux fleurs que la nature est fertile.

Le Dr. Edward Bach à d’ailleurs découvert 38 remèdes à base d’élixir floraux pour traiter 38 états d’âmes. La fleur pourrait être capable de nous épanouir en renforcant nos capacités humaines et spirituelles.

Lettre G

— Germer (noyau, manque, désir, grandir, calmer) —
Un noyau est une semence qui attend avec patience que son manque (eau, chaleur, lumière) soit comblé pour devenir une plante. Nous sommes tous cette graine qui guette le moment propice pour pousser, exister. Face à la répression, on peut perdre son énergie et se construire une carapace pour s’abriter, se protéger des mauvais jours en attendant des jours meilleurs.

De plus, les carences d’amour créent également ce manque. Pour germer, il faut du calme, de la sérénité. L’âme se languit de paix. Elle s’en nourrit pour s’épanouir, pour germer.

— Goût (sens, peu) —
« Le peu à une valeur que la masse n’a pas ».
Dans le domaine culturel ou social, ce « peut » est souvent rejeté par la masse. Cela est vu comme quelque chose de marginal.

C’est grâce à des hommes et des femmes courageuses que la science à ainsi grandement progressé. Le grand nombre à besoin de petites doses pour changer, il a besoin de minorités d’audacieux. La masse n’assimile que peu à peu leur saveur ainsi que l’originalité de leur apport.

Si ces minorités persistent, la masse l’absorbera progressivement. S’ils perdent leur originalité, ils seront absorbés par la masse.

En hébreux « goût » signifie aussi « sens ». Le sens que l’on donne à sa vie lui donne son goût. C’est dans notre saveur personnelle, rare et unique que réside notre finalité.
Nous sommes les épices (minorités) qui donne le goût au plat (la masse).
C’est cette richesse là que nous pouvons partager.
Chacun à le droit et la capacité d’apporter son grain de sel, il ne faut jamais ni se décourager ni s’amoindrir.

Il suffit d’un peu de sel pour retrouver goût à la vie.

— Guérir (Archange Raphaël) —
Maimonide (médecin juif du 12e siècle) déclare que si Dieu dit qu’il soigne, il est donc permit à l’homme de pratiquer cet art en devenant médecin.

D’après la racine hébraïque, le mot « médecin » nous renseigne que la maladie est un désordre du corps, un état sauvage et que le rôle du médecin est de ramener l’ordre au sein du corps. S’il échoue, le corps se rapproche de l’état de cendre, de matière morte.
S’il réussit, le corps retrouve son ordre et sa beauté naturelle parfaite.

Lettre H

— Habitudes (pied, hasard, destinée) —
Mettre ses pieds l’un devant l’autre de façon régulière et automatique est bien ce que nous faisons lorsque nous marchons.
Les pratiques répétitives et les coutumes nous rassurent, nous permettent de nous organiser, d’envisager des projets.
Pourtant dans la vie, tout ne se déroule pas comme prévu.

Certaines circonstances bousculent nos habitudes et nous obligent subitement à revoir notre vie quotidienne et nos schémas habituels de pensée. Ils balayent nos rituels, nos habitudes, nous poussent au changement et ouvrent la porte à la transformation.

Notre choix est celui de chercher un équilibre entre les deux : garder suffisamment d’ancrages dans l’habituel, le familier et en modifier cependant les aspects ;
garder les traditions tout en choisissant tous les jours de se renouveler.

— Harmoniser (adapter, vérité, lieu, vous) —
Pour que les hommes vivent en harmonie entre eux, une langue en commun ne suffit pas. D’après l’hébreu, il est nécessaire de parler vrai et d’être vrai.
Ce n’est que lorsqu’on est sincère envers soi et les autres que l’harmonie entre les êtres humains peut s’instaurer.

La vérité se trouve déjà en nous. C’est en adaptant une conduite appropriée, en harmonie avec la vérité et la sincérité, que l’on se rapproche de soi-même.
Le fait de se sentir à sa place et de faire des choses qui nous sont appropriées peuvent nous guider vers notre vérité.

Le sentiment, la conscience d’être en harmonie est un « lieu » de vérité.

— Hasard (Dieu, Source, broderie, tisser) —
La langue hébraïque laisse une place de choix au Créateur. Dieu nous a fait « a son image », il est en nous et nous sommes en lui. L’Univers est une broderie où chacun brode un fil d’amour qui nous ramène à la Source.

Nous sommes libres ! De plus, si nous sommes prêts à suivre avec humilité le fil de notre intuition, alors nous serons aidés par « le hasard » (même si celui-ci n’existe que pour celui qui ignore les lois universelles).

— Honnêteté —
Adopter l’honnêteté et la droiture, c’est se conduire selon des principes moraux clairs. Ces principes nous guident à la manière d’un phare dont la lumière est l’éthique qui oriente et guide notre conduite.

Se comporter selon l’éthique, c’est se protéger de soi, de ses mauvaises intentions.
Celui qui agit correctement est plus sûr de lui-même. Nos projets ont d’autant plus de chance d’aboutir s’ils sont inspirés par la morale et l’éthique.

Vivre dans l’honnêteté, c’est se diriger vers la lumière et demeurer dans la clarté.

Lettre L

— Liberté —
Le mot « liberté » est lié a la recherche de l’équilibre entre l’autonomie et la dépendance.
Rester libre, c’est continuer inlassablement à chercher, à aller vers l’inconnu, prendre le risque de découvrir.
Que cela soit pour un individu ou une société, le choix reste le même : Encourager de nouvelles découvertes ou se laisser guider par la peur et cacher, dissimuler ces découvertes.

Dissimuler, c’est enfouir sous le sable, c’est dessécher, amaigrir les racines.
Cela peut provoquer un sentiment d’étouffement psychologique, spirituel et physique. Nous avons en permanence ce choix : chercher l’épanouissement par la découverte ou le dessèchement par l’abandon de toute recherche, de toute liberté.

Lettre M

— Manger (temps, nourriture) —
On peut manger sans jamais être rassasié autant que l’ont peut courir après le temps et ne pas savourer les moments passés. Peut-être que la nourriture tant recherchée est d’une autre nature : affective ? spirituelle ?

En étant « vide » de nourriture spirituelle, nous sommes à vide (avide), affamé en permanence. Combler un manque, c’est nourir son âme et non plus uniquement son ventre ou sa tête.

-> La Manne du temps.
Pour les égyptiens (habitants de la terre de Khem), la manne était une nourriture miraculeuse qui avait tous les goûts.
Chacun y trouvait le goût qu’il désirait avoir. Cependant, la conservation de cette nourriture miracle était limitée dans le temps. Il fallait en cueillir uniquement pour le lendemain.

Celui qui n’avait pas confiance en la providence et en recueillait d’avantage voyait son repas gâché le surlendemain.

— Mentir (figer, geler, lier, rouge à lèvre) —
Pour les hébreux, le mensonge n’est pas le contraire de la vérité.
Mentir, c’est une façon de se figer, de ne pas parler selon son cœur. Lorsqu’on ment, le sang se coagule et plus rien ne circule.

Mentir, nous fait ressembler à une planche, un arbre mort où la sève ne circule plus, ne donne plus vie. C’est se ligoter, s’enchainer aux chaînes invisibles créées par nos mensonges à répétition. Si la chaine casse, la vérité refait surface.

Le véritable mensonge n’est pas celui que l’on fait ou dit aux autres mais plutôt celui que l’on se fait à soi-même. Par peur de déplaire, de ne pas se sentir légitime, par peur d’être jugé, mal-aimé ou autres, nous fabriquons une vitrine, nous maquillons notre bouche et nos paroles.

Pour sortir du mensonge, il faut d’abord le reconnaître, le nommer et puis l’écarter.
Choisir la vie, c’est se démaquiller la bouche, le cœur. C’est faire circuler les sentiments, les connaissances, les sensations : C’est AIMER.

— Mûrir (cuire, enquêter, combiner, se vêtir) —
La maturation – comme la cuisson – se fait par étapes et demandent du temps. Cela provoque des changements, transforme les ingrédients. C’est également comme si nous étions un détective en quête d’identité. Nous recherchons des données, des éléments que nous allons ensuite combiner, intégrer.

Chaque étape traversée correspond à un échelon de plus vers la maturation.
Lorsque nous changeons, notre ancienne peau devient trop étroite comme celle d’un serpent en pleine mue. Bien souvent, un changement de vêtement exprime vers l’extérieur des changements vécus à l’intérieur.

La maturité n’est pas un état définitif. Tant que nous sommes sur terre, nous continuons à nous poser des questions, à ajouter des étapes, à poursuivre notre évolution. Lorsqu’on acquiert un certain degré de maturité, nous comprenons que chaque étape avait son importance et que rien n’était superflu.

Les sages du Talmud disent que le mensonge à « une vie courte ». On ne peut mentir longtemps car un mensonge est instable et risque à tout moment de s’effondrer alors que la vérité est stable et éternelle.

Lettre O

— Oublier (obscurcir, nier, mentir) —
Quand la mémoire fait défaut, on dit en français que « l’on a un trou ». Tout se passe comme si nous choisissions soit de faire la lumière sur des faits, soit de les placer dans l’obscurité, hors de notre mémoire, dans l’oubli.

L’oubli prépare à son tour l’avènement des ténèbres. Oublier permet de nier, de mentir et le mensonge est l’aliment principal dont se nourrissent les ténèbres. Le mensonge le plus fréquent que l’ont se fait à soi-même est d’oublier ou de nier sa véritable nature.

Que l’on soit un individu ou une société, le choix est le même : on peut oublier son passé, préparer l’obscurité et permettre le mensonge ou l’on peut se souvenir, garder une trace et apporter de la lumière, accueillir la vérité.

Mais le véritable oubli est celui de notre lointaine origine : d’où venons-nous ? Faut-il être croyant pour sentir que notre âme recèle des parts de lumière ?
S’en souvenir suffirait pourtant à éloigner le déni et a éclairer tout ce qui s’était obscurcit par l’oubli.

Lettre P

— Pacifier (reconcilier, maitriser, payer) —
En hébreu, lorsqu’on demande à quelqu’un « comment tu vas ? » on lui demande « comment va ta paix ? »

La paix avec les autres passe par la paix avec nous-même, c’est-à-dire, par la réconciliation de tout ce qu’il y a d’incomplet, d’imparfait en nous.
Nous supportons mal de voir nos faiblesses chez les autres car ils nous renvoient comme des miroirs auquel s’ensuit querelles, disputes, tensions etc…
Bref, la non-paix.

Pour accéder à la paix, il est nécessaire de se réconcilier avec nos défauts et de les accepter tout en voulant s’améliorer. Cela permet de les maitriser, de les controler.
Avoir de la compassion pour soi-même, se pardonner permet d’accueillir la paix en soi.

Réconciliés avec nos défauts (je recommande le mot : « point d’améliorations »), nous nous rapprochons de la perfection humaine, celle qui inclu nos imperfections.
De plus, cela nous permet aussi de nous réconcilier avec les autres étant eux aussi imparfaits.

Une fois en paix, nous avons tout à gagner. L’homme est le seul animal, la seule créature vivante à faire la guerre pour des idées. La paix doit être certes voulue et recherchée, mais les efforts pour l’obtenir ne sont pas vains. L’absence de paix se paye en souffrance, en douleurs voire même, en vies humaines.

Lorsqu’on est en paix, nous pouvons la partager avec les autres, elle irradie et devient contagieuse. Elle s’amplifie comme une onde, de proche en proche. Que peut-on donner de mieux que l’exemple de soi-même, en paix ?

— Paix —
Le mot « paix » en hébreu (Shalom) est composé de 4 lettres : Shin (feu), Lamed (Cœur), Vav (colonne vertébrale) et Mem (eau). Le feu et l’eau sont antagonistes mais placés de chaque côté du cœur, ils symbolisent la connaissance et la compréhension véritable.
« La paix la plus élevée qui soit est celle qui harmonise les opposés » a dit Rabbi Nahman de Breslov.

Le cœur est le pont qui permet l’harmonie des opposés.

D’après le décryptage du mot « Shalom » à travers les 4 lettres/symboles hébraïques, nous obtenons comme définition : « Ce qui résulte de la destruction de l’autorité, du chaos et de la confusion« .

— Pardonner (liquider, effacer) —
Pardonner, c’est donner une part de soi.
Le pardon est néanmoins assez complexe. Cela revient à liquider ses comptes, annuler les rancœurs. Avant de pardonner aux autres, il est nécessaire de commencer par se pardonne soi-même : faire preuve d’amour, d’indulgence et de compassion à notre propre égard. Comme si nous étions face à notre meilleur/e ami/e.

Libérons nous des regrets et de la culpabilité. Cessons de nous juger, de nous blâmer.
Une personne m’a suggérée de dresser une liste en commençant chaque phrase par « je me pardonne de… » pour ensuite la brûler et alléger mon cœur, tourner la page et écrire une nouvelle histoire.

L’anagramme du pardon en hébreu signifie « panier du vivant », ce panier qu’il est nécessaire de vider pour le remplir du pain et du miel de la vie.
Pardonner c’est vider les rancœurs pour remplir le panier de nos cœurs.

— Penser (réfléchir, agiter, panser, améliorer, louer) —
Les pensées sont des choses qui traversent l’esprit en permanence. Nous avons le choix de les laisser nous remuer, nous agiter ou bien d’apprendre à les maîtriser afin qu’elles améliorent notre vie et qu’elles « pansent » nos plaies.

Nous savons que les mauvaises pensées peuvent nous blesser, agissent comme un couteau qui remue une plaie. Les bonnes pensées en revanche, peuvent faire des miracles et panser des plaies, cicatriser des blessures, guérir des traumatismes.
Soit nous choisisons le baume du guérisseur ou le poison et l’aigreur.
C’est en concentrant sa pensée sur quelque chose que l’on lui donne du volume, de l’importance.

Une pensée maîtrisée et dirigéee en termes favorables permet de s’améliorer soi ainsi que les autres grâce aux compliments. Un compliment sincère que l’on fait à quelqu’un signifie que l’on pense du bien de lui/elle, que l’on dirige sa pensée vers ce qui est bon pour lui/elle, qu’on la/le met en valeur.

Les bonnes pensées sont des choses merveilleuses que l’ont peut envoyer.
En plus de panser le coeur d’autrui, elle améliorent surtout celui/celle qui en est l’auteur.

— Peur (porte, piège, violence, pulsion)
Avoir peur, c’est laisser une porte fermée. C’est faire le choix de ne pas l’ouvrir car nous ignorons ce qui se cache derrière. Pour vaincre sa peur, il est nécessaire de la reconnaître et de la comprendre : « Quel est le danger ? Quel est le piège ? « 
Une adversaire inconnu fait peur, un adversaire que l’on connait et qu’on a identifié n’est plus aussi effrayant qu’il n’y paraissait.

Si l’on connait cela, nous disposons a présent d’un levier permettant d’agir, de quitter la « paralysie » et d’ouvrir la porte vers l’extérieur.
L’énergie de la peur, une fois maitrisée s’appelle le courage ! C’est oser, c’est faire preuve de bravoure. C’est ouvrir son cœur au lieu de le protéger.

Celui qui a peur peut-être violent, utiliser ses paroles comme une épée tranchante pour blesser ou couper la communication. Parfois cela mène également à de l’agressivité.

— Pionnier —
Un pionnier est une personne qui a réussie à s’extraire de la masse et qui est parvenue à échapper à sa pression.

— Porter sa culpabilité (fardeau, passé, doute) —
Les pensées culpabilisantes viennent les unes après les autres alourdir notre charge, faire peser la balance de la justice de manière défavorable. Nous sommes l’accusateur et le coupable de notre propre procès. L’origine des pensées culpabilisantes se trouve dans le passé, dans un véçu lointain mais continue de peser sur notre vie actuelle, sur notre présent.

C’est comme regarder son chemin dans le rétroviseur, cela ne nous permet pas d’avancer. Les pensées répétitives et dévalorisantes du genre « ai-je bien agi ?  » sont l’expression de scrupules et d’un manque de confiance en soi.

L’hésitation et le doute perpétuel font partie de la culpabilité inconsciente. Comme un vêtement de nous portons par habitude, la culpabilité reste souvent bien ignorée.
Gagner en maturité, c’est comprendre et assumer sa responsabilité. C’est être tourné vers l’avenir. Grandir, c’est refuser de porter le fardeau de la culpabilité, c’est déposer ces sentiments inutiles et lourds afin de mieux progresser.

— Positif/Négatif —
Les anagrammes du mot « positif » se réfèrent à l’idée de vie.
Quand nous sommes en contact étroit avec la vie, alors nous sommes dans le positif. De même, si l’on pense et vis de manière positive, cela signifie que nous sommes dans la vie.

La première anagramme du mot « négatif » fait mention du mal, des ténèbres, de la nuit. Le manque de lumière, de clarté fait que cela « nuit », est nuisible. la seconde fait mention de l’égoïsme, le désir de l’homme de garder tout pour lui tout seul.
Le manque de générosité nuit et favorise le mal. Il suffit d’un petit geste, d’une simple bougie pour faire fuir les ténèbres les plus épais.

— Prendre (prendre, partager, se déverser) —
Prendre signifie accepter d’accueillir. C’est accepter et reconnaître sa valeur et celle de l’autre. Recevoir des sentiments ou des cadeaux suppose un donneur : celui qui donne ce qu’il possède, qu’il partage. La racine du verbe « partager » est une permutation du verbe « prendre ».

Pour partager, il est nécessaire de recevoir et donc, de commencer a prendre.
On nous a appris qu’il faut donner car la générosité passe par le partage. Mais lorsqu’on est vide, pauvre que pouvons nous partager ? Et s’il fallait plutôt « ouvrir » pour progresser ?

Ouvrir ses bras, son cœur pour recevoir, et les ouvrir pour mieux donner. Le vrai partage est un échange perpétuel entre prendre et donner et qui a pour conséquence , la prospérité et l’abondance.

Nous pouvons apprendre à partager, à échanger ; tout à tour, donner et accepter l’expérience, des compétences, de la joie, des objets. L’échange profite autant à celui qui reçoit qu’à celui qui donne.

Richesse de l’esprit ou richesse matérielle, la loi est la même : se vider permet de se remplir, échanger permet de s’enrichir.

— Punir (fumée, s’appuyer, se soutenir)
Dans nos esprits, la punition est la conséquence de mauvaises actions ou d’un faute commise suivie d’une sanction. L’hébreu relie l’idée de punition à celle de la fumée, de la brume qui aveugle , qui étouffe et empêche d’avancer.

La punition n’est pas toujours due à l’autre, nous nous punissons parfois tout seul en mettant dans des situations embrumées, floues. Il arrive aussi que nous allions chercher de l’aide aux mauvaises adresses, nous exposant à des dépendances malsaines qui nous enchainent plutôt que de nous soutenir.

Les véritables punitions sont la dépendance malsaine et l’aveuglement car ils nous privent du cadeau le plus précieux : la liberté.

Exemple : Un fumeur est dépendant sa cigarette, de son plaisir qui fini par partir en fumée après quelques minutes.

Lettre Q

— Qualité (la mesure) —
La langue hébraïque nous dit par ces deux homonymes qu’aucune qualité n’est bonne ou mauvaise en elle-même. Toute qualité peut devenir une imperfection.
Toute, exceptée l’humilité. La mesure de toute chose est une qualité humaine et donc, une vertu.

Lettre R

— Réaliser (matérialiser, pleuvoir, assouplir) —
Réaliser signifie « faire passer à l’état de réalité concrète ce qui n’existait que dans l’esprit ». C’est donner vie à une idée.

Transformer des idées en réalité concrète exige de la souplesse. Leur aboutissement dépend de la flexibilité dont nous ferons preuve face aux évènements, aux imprévus, aux détours, aux changements.

L’élément naturel dont dépend la vie sur terre est la pluie, l’eau. L’eau étant un très bon exemple de souplesse : elle s’adapte à tous récipients, toutes les températures, toutes conditions. Si nous pouvions comme elle, couler dans un moule sans perdre de notre substance (identité), sans stagner en contournant les obstacles l’un après l’autre, alors nous serions capable de réaliser tous nos projets.

La pluie est un don du Ciel, un don de Dieu.

— Remercier (reconnaître, avouer la vérité) —
En hébreu, « avouer » et « remercier » s’écrivent de la même façon. On retrouve également ce lien en français dans les expressions « être reconnaissant » et « reconnaître une vérité ».
Remercier, c’est aussi admettre d’avoir une dette envers la personne qui a octroyé quelque chose. Comme avouer une vérité, remercier n’est pas souvent si facile.

Il est des cadeaux merveilleux que la vie nous offre chaque jour et que nous pensons rarement remercier quelqu’un pour ceux-ci. Seuls l’accident ou la maladie ou le manque nous permet de prendre conscience du poids, du goût de ces cadeaux.
Qu’on l’appelle Nature, Vie, Dieu ou Univers, il nous faut parfois éprouver le manque, la privation pour reconnaître ces cadeaux et son donneur.

Le remerciement signifie « j’ai trouvé ton cadeau, c’est toi qui me l’a donné ». Lorsque nous acceptons les cadeaux de la vie comme un témoignage d’amour, nous recevons le témoignage d’une affection réciproque : nous sommes heureux.

— Respecter (estimer, honorer, poids, foie) —
Lorsqu’on a du respect, on dit de quelqu’un qu’il « pèse dans la balance », qu’on lui donne de l’importance. A l’inverse, il arrive qu’on nous manque de respect, qu’on nous « prenne à la légère ». Quel rapport entre le respect, le poids et le foie ?

Le foie filtre le sang, emmagasine l’énergie sous forme de sucres et de graisses pour les redistribuer de façon continue à l’organisme. L’estime de soi, le respect que l’on a pour soi-même est similaire à cet organe. Si votre source d’estime, si la reconnaissance nous fait défaut, nous pourrions inconsciemment rechercher des marques d’approbations, d’acceptations afin de les mettre en réserve.

En filtrant nos appréciations envers nous-même, ainsi que celles de notre entourage, nous pouvons redistribuer cette énergie, ce potentiel pour ajuster notre estime en nous-même, et ainsi arriver à un état d’équilibre.

De plus, comme le foie après une crise, nous sommes capable de nous régénérer, de reconstruire notre estime de nous-même.

Le total respect de soi permet de respecter totalement l’autre.

Lettre S

— S’attrister (tristesse, nerf, peinture, couper) —
Lorsqu’on est triste, que l’on broie du noir, c’est comme si notre vie avait perdu de ses couleurs. Suite à un état nerveux, défectueux, la tristesse ainsi que le sentiment d’être coupé de soi peut apparaître.

L’hébreu relie la tristesse à l’hypocrisie, car l’hypocrisie c’est se cacher derrière un masque, un tableau, une peinture. C’est avoir peur de se montrer tel que nous sommes, en se dissimulant sous un bonne couche de peinture qui ne laisse pas percevoir notre vraie couleur. En nous coupant d’une part de nous-même, nous nous coupons également des autres.

Cette rupture fait mal et nous rend triste, nerveux de perdre ce masque, alors qu’il nous empêche de bien respirer. Pour retrouver la joie et faire que la tristesse s’envole, il faut racler l’ancienne peinture et ressortir notre palette de couleurs personnelles pour peindre un nouveau tableau rempli de vie et d’authenticité.

— Sauver (caresser, masser, soigner) —
Certains bébés peuvent mourir faut d’avoir été touchés, caressés car selon l’hébreu : le contact peau à peau fait des miracles, guérit, soigne. L’isolement tactile, le cruel manque de contact « peau à peau » que vivent de plus en plus d’hommes et de femmes pourrait être un des plus grand danger de notre société moderne.

Adultes et enfants ne meurent pas du manque de contact physique mais peuvent en souffrir. Le seul remède est le toucher, la caresse. Aujourd’hui dans certains hôpitaux, on soigne par le massage des drogués, des gens « mal dans leurs peaux », des séropositifs.

La caresse apaise et rassure, le toucher dégage les tensions et encourage l’expression.
Avec amitié, amour et responsabilité, chacun de nous peut par le massage ou la caresse être sauvé et sauver son prochain.

— Se diriger (boussole, conscience, cacher, code) —
L’hébreu nous dit que la seule boussole de notre vie est notre conscience,
à condition d’être à l’écoute de ses messages cachés. Nous avons tout intérêt à décrypter les messages codés de notre conscience afin de ne pas « perdre le nord ». Le Nord étant la seule direction cachée du soleil.

— Se réjouir (être content, oindre, enduire de lumière, armer, brunir) —
Le rabbi Nahman disait « La tristesse est une grande ennemie alors qu’avec la joie, l’on peut ressusciter un homme ! ». La résurrection relève du miracle mais les « morts-vivants » sont ceux qui manquent, qui ont perdu cette joie de vivre.

Lorsque nous sommes joyeux, notre visage s’éclaire, s’illumine, nos yeux « sourient » et reflètent cette joie. Autrefois, l’huile servait principalement d’éclairage ou de substance spirituelle afin d’illuminer de lumière une personne puissante et sage. Le Messie signifie « l’oint », celui qui est enduit de lumière, celui qui descend d’une lignée royale.

S’exposer à la lumière, c’est s’exposer à la joie, c’est bronzer. On s’arme de positif et l’on fait face au négatif, à l’ombre de la tristesse. Joie, bonne humeur et optimisme sont les atouts majeurs qui désarment et chassent l’agressivité. La joie huile les rouages de la relation et fluidifie les échanges.

La joie est également notre bouclier car en étant dans la joie, nous stimulons la production de globules blancs et renforçons notre système immunitaire.

A l’image du Messie (Messiah), du sauveur, Richard Back nous énonce ceci :
« Les hommes suffisamment évolués savent déjà qu’ils sont leurs propre sauveur, leur propre Messie. Des études ont montrées que la lumière soigne la dépression de l’hiver et permet aux patients de retrouver le moral, la joie, la santé. »

–> Sourire : Aucun animal n’est capable de sourire. Seul l’homme en est capable.
Ce simple geste peut faire des merveilles, c’est une force qui appartient à tous et qui est divine.

— Se renouveler (nouveau, innover, suspecter, soudoyer) —
Nous sommes sensible à l’idée de nouveauté, mais celle ci provoque en nous deux sentiments contradictoires : d’un côté, elle nous séduit et exerce de l’attrait, mais de l’autre, elle provoque la peur, le soupçon, le retrait.

Les pubs utilisent cet argument du nouveau pour séduire, comme pot de vin, alors qu’il s’agit là d’une version renouvelée de ce que l’on connaît déjà. Le véritable nouveau est par définition, inimaginable. C’est quelque chose que l’on a jamais vu, jamais vécu.

Se méfier ne doit pas devenir un « ne jamais essayer », car l’on resterait alors dans l’immobilité. Nous pouvons reconnaître cette peur et y voir un signal, celui d’une promesse essentielle que chaque vrais changements passent par elle.

Discerner la peur du changement permet de la dépasser, d’aller de l’avant et de se donner malgré tout, une vraie chance de renouvellement.

— Se séparer (poursuivre, persécuter, tapisser) —
Souvent douloureuse, la séparation entraine la persécution de celui qui l’a initiée par celui qui ne l’a pas acceptée. Pour l’ego, c’est comme une déchirure dans le tissu fragile de la personnalité. Mais il y a des séparations positives : celles qui contribuent au contraire à tapisser, à épaissir notre personnalité.

Ces séparations permettent de définir nos limites, de tracer son territoire, son identité et d’éviter une nouvelle persécution. Lorsqu’on a réussi à structurer son identité, nous vivons libre, sans peur et nous n’avons plus besoin de persécuter son prochain.

–Se tromper (faillir, grandir) —
L’ erreur n’est pas une faille. Se tromper est utile pour grandir et réussir. La peur de l’erreur peut nous décourager d’entreprendre, peut nous couper nos ailes.

Chaque choix de vie comporte un risque d’erreur mais le risque n’est pas dans le fait de se tromper, il est dans celui de ne pas exploiter l’erreur pour apprendre et rectifier.
L’erreur est en effet un tremplin pour réussir. Elle nous enrichit d’une expérience nouvelle, source d’enseignement. Nous avons tous droit à l’erreur et nous avons tous le droit de comprendre cette erreur. Car cela nous permet de prendre de la hauteur, de se donner les moyens de grandir et de prospérer.

— Stress (comprimé, réussir, s’échapper) —
Si l’envie de réussir, de parvenir à nos fins nous obsède, elle génère du stress.
Le stress est associé à la peur de ne pas y arriver et nous met sous pression.
(La pression vaut mieux la boire que la subir – Proverbe belge)

Le stress à faible dose est bénéfique, il devient le moteur qui nous permet de mobiliser toutes nos énergies et de donner le meilleur de nous-même en un temps record.
En revanche, trop de stress empêche d’avancer, paralyse les gestes et la pensée.
Si la pression devient trop importante, il est nécessaire voire urgent, de s’en extraire pour avancer.

En renonçant à l’idée qu’il faut à tout prix réussir, on respire mieux et on se libère de la pression. Notre rythme respiratoire s’adoucit. Le calme, la joie et la sérénité sont propices au véritable succès.

Lettre T

— Toucher (toucher, plaisir, ancrer) —
Le sens du toucher est le premier sens qui permet au bébé de prendre contact avec la vie. Il est également la source essentielle du plaisir.
Chaque expérience vécue est répertoriée dans notre cerveau avec soit la mention  » a renouveler » ou « à éviter ». C’est ainsi que nos expériences s’ancrent en nous.

Le contact permet de tisser des liens intimes indispensables pour notre évolution, notre vie affective. Sans cela, l’ancre qui nous fixe à la vie ne serait plus et nous risquerions de partir à la dérive, de vivre des instants de tempêtes et parfois même, de chavirer.

A chaque instant, nous pouvons apprendre ou réapprendre le toucher, ce plaisir à prendre et a partager qui nous permet de nous ancrer à la vie.

— Trouver (avoir soif, effort, courage) —
L’hébreu nous dit ceci : « Pour trouver son eau (sa réponse), il faut d’abord avoir soif. Ensuite, il est nécessaire d’avoir du courage et de fournir des efforts ». La soif est un manque physique et symbolique. C’est la soif qui constitue notre motivation, notre moteur pour rechercher à combler ce manque, à trouver l’oasis de bonheur qui étanchera notre soif.

C’est le sentiment d’avoir étanché sa soif, de s’être enfin abreuvé qui sera le signe que nous avons véritablement trouvé. L’eau, et plus précisément l’eau d’un puits, est symbole de sagesse dans la tradition juive. Car même si celle-ci est disponible, cela demande l’effort d’aller la puiser : choisir son seau, le jeter, tirer sur la corde pour faire remonter le seau rempli d’eau.

L’idée est simple : ce que l’on trouve sans effort est souvent éphémère, passager. Alors que ce que l’on trouve après l’avoir cherché activement va rester. Si cela nous satisfait, nous allons garder l’idée, la réponse ou la « clé ». Nous aurons la sensation d’être comblé et prêt à adopter cette nouvelle découverte.

Dans la vie, vu que tout est cyclique, nous passons d’une soif à une autre. Lorsqu’une question trouve sa réponse, un manque est comblé et dés lors, une nouvelle question se pose et un autre manque apparaît pour être comblé à son tour. Comme pour le corps, la soif de l’âme n’est jamais définitivement étanchée.

Lettre V

— Vie et vérité —
Si l’être humain pense, ne reconnait pas son unicité ou son besoin de spiritualité, il en meurt. C’est ce que nous dit la langue hébraïque de ces mots.

— La légende du Golem de Prague —
Au 16iem siècle, un sage a crée un golem en terre glaise et lui a donné la vie en lui inscrivant un papier (un sceau) sur le front avec écrit en hébreu le mot « Vérité » (Aleph, Mem, Tav => Emet : vérité).
Le golem prix vie et défendit les juifs contre les attaques ennemies.
Pour arrêter le golem, il suffisait au sage d’enlever une des lettre de l’inscription (le Aleph). Cela avait pour effet de le remettre à l’état de « mort » (Mem, Tav => Mavet : mort)

— Vouloir (hublot, ouverture, zénith) —
La force de notre volonté devient notre moteur de réalisations si elle est suivie d’actions. L’anagramme de la racine du mot « vouloir » signifie « clarté, hublot ».
Cela signifie que la volonté est une ouverture, une brèche dirigée vers le haut, vers le ciel.

La volonté est un signal, un message qui dit « je veux et je déploie mes forces en vue du but que je vise ». La volonté s’exprime par les efforts que nous fournissons pour atteindre le but que nous nous fixons. Tout se passe comme si l’homme devait ouvrir une brèche dans sa maison, dans sa personnalité pour sortir et reconnaître ce qui le dépasse afin d’accueillir la clarté.

Lorsque nous accueillons cette lumière, cette volonté, elle nous éclaire et nous alimente, elle maintient notre désir. Est-ce cela que voulait dire la phrase « aide toi et le ciel t’aidera » ?

L’anagramme du mot « volonté » signifie « tuyau ». Cela indique que cette énergie doit être canalisée, centrée pour que l’eau arrive plus loin, mais aussi pour recevoir d’autres forces en retour.

Publié par KevinPinton

Auteur - "L'encre du coeur" https://www.instagram.com/kevinpinton/

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